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Commerces vandalisés et pillés : le maire de Lyon veut un fonds national 

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Clara Asciac

Après les dégâts du 17 octobre, qui ont touché environ 200 commerces à Lyon, le maire de la ville, Grégory Doucet, réclame un fonds national d’aide pour les commerçants touchés. Il s’oppose, dans une lettre, à soutenir le dispositif d’aide de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour Grégory Doucet, c’est un non. Dans une lettre adressée à Fabrice Pannekoucke, obtenue par Le Progrès, le maire de Lyon décline la proposition d’aide envers les commerçants proposée par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L’élu écologiste préfère un fonds national. 

Mise en place la semaine suivant les dégâts causés sur les commerces en Presqu’île le 17 octobre, cette aide de 15 millions d’euros de la Région permet aux sinistrés d’investir dans des équipements d’autoprotection, censés empêcher le pillage des magasins. Le dispositif s’engage à rembourser 50 % des dépenses, avec une limite de 5 000 euros par boutique. Si la Région invite les communes à participer à la démarche, Lyon refuse d’y contribuer. 

Des démarches jugées trop compliquées

Pour la Ville de Lyon, multiplier les aides pourrait rendre les démarches plus compliquées pour les commerçants sinistrés. À la place, l’élu écologiste propose de s’aligner sur l’aide d’urgence de 10 millions d’euros débloquée par la Métropole de Lyon. Et ce, malgré le fait qu’il s’était abstenu lors du vote de ce dispositif, le 28 octobre dernier. 

Un fonds national pour les commerçants

Grégory Doucet va plus loin dans la volonté de soutenir les quelque 200 magasins touchés par les pilleurs à Lyon. Dans sa lettre, il demande à Fabrice Pannekoucke le soutien de la Région pour réclamer un fonds national mis en place par l’État pour venir en aide aux commerçants. 

D’après l’édile lyonnais : « Ce n’est pas à nous, collectivités locales, de payer seules les conséquences financières de l’échec du gouvernement. »