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Fortes chaleurs : la mairie de Lyon met en place un plan « Objectif fraîcheur »

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La rédaction LYON 1ère

Présenté jeudi 28 mai 2026 dans le 9e arrondissement, le dispositif prévoit des mesures destinées à protéger les habitants les plus vulnérables et à adapter la ville aux épisodes de canicule.

« Anticiper, adapter, protéger » : c’est par ces trois mots que Gautier Chapuis, adjoint au maire en charge du climat, résume les ambitions du plan « Objectif fraîcheur ». L’idée du dispositif avait émergé après la canicule de 2023, après un temps d’échange avec les habitants sur les besoins du territoire en période de forte chaleur. « L’objectif n’est pas de subir la canicule mais de s’y préparer collectivement », a insisté l’élu. Pour lui, la priorité reste de « maintenir un service public de proximité » lors des épisodes caniculaires.

Protéger les plus fragiles

Le dispositif vise en particulier à préserver les personnes les plus vulnérables. D’abord, les seniors, avec un renforcement des actions de lutte contre l’isolement. Les enfants sont eux aussi cités comme une priorité. L’adjointe à l’éducation Stéphanie Léger a ainsi présenté le programme « Aventure fraîcheur », actuellement en phase expérimentale à l’école élémentaire Jean-Zay, dans le 9e arrondissement. Ce dispositif a pour but de préparer et sensibiliser les enfants aux fortes chaleurs, par exemple en leur proposant des activités comme une « chasse au trésor thermique ». Le protocole doit désormais être étendu à neuf autres établissements. Si l’expérimentation s’avère concluante, la Ville envisage un déploiement plus large dans la métropole.

Pour accompagner les nombreux lyonnais vivant dans des zones « de vulnérabilité climatique », la municipalité entend également poursuivre plusieurs mesures déjà mises en place : élargissement des horaires d’ouverture des piscines, ouverture nocturne de certains grands parcs ou encore accès facilité à l’eau potable. 53 fontaines sont aujourd’hui accessibles dans toute la ville.

Une adaptation sur le long terme

Depuis 1950, la température moyenne à Lyon a augmenté de trois degrés. Comme l’a rappelé Gautier Chapuis, les épisodes de chaleur dès le mois de mai ne doivent plus être considérées comme exceptionnels : ils sont appelés à devenir plus fréquents, plus précoces et plus longs.

Au-delà des mesures d’urgence, les élus ont donc réaffirmé leur volonté de mener une « politique de long terme d’adaptation » face au dérèglement climatique. Celle-ci va passer avant tout par la rénovation thermique des bâtiments publics, qu’il s’agisse des bureaux, des équipements sportifs et culturels ou encore des écoles, identifiées comme une priorité.