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Lyon : à quoi s’attendre le 5 novembre ?

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Clara Asciac

La mobilisation continue à Lyon. L’intersyndicale lyonnaise entend bien organiser une grande journée de manifestation le jeudi 5 novembre prochain. En attendant la validation de la préfecture, la marche devrait partir à 10 h 30 de la Manufacture des tabacs (3e arrondissement) pour rejoindre la place Bellecour (2e arrondissement). 

Plus d’un mois après le début du mouvement étudiant en France, la mobilisation s’est étendue. Le mouvement contre la vie chère, qui a débuté le samedi 17 octobre avec des manifestations ayant viré au chaos dans plusieurs grandes villes, dont Lyon, s’organise. Après un samedi 24 octobre également marqué par des manifestations partout dans l’Hexagone, les syndicats préparent une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 5 novembre prochain. À Lyon, la CFDT Auvergne-Rhône-Alpes souhaite notamment faire de cette journée un « rendez-vous majeur de mobilisation dans la région ». 

Une proposition de parcours déposée à la préfecture

L’intersyndicale entend bien organiser une marche significative le 5 novembre. Après s’être réunie ce mardi 27 octobre, un parcours a officiellement été proposé à la préfecture du Rhône. Depuis les événements du 17 octobre, qui avaient notamment provoqué le chaos dans la Presqu’île, la préfecture tente d’interdire les manifestations à Lyon. Une décision contestée par le maire Grégory Doucet, qui avait négocié l’autorisation de manifester dans certains arrondissements de la ville samedi dernier. 

Pour l’heure, la préfecture n’a pas encore validé le parcours proposé par l’intersyndicale. A priori, le cortège partira à 10 h 30 de la Manufacture des tabacs, dans le 3e arrondissement, pour rejoindre Bellecour, dans le 2e arrondissement. Un secteur surprotégé depuis le 17 octobre par les forces de l’ordre, où les manifestations avaient été interdites ce week-end. Un couvre-feu a également été instauré sur la Presqu’île pour éviter les rassemblements. 

Une répression importante depuis le début du mouvement

L’intersyndicale entend s’entretenir avec la préfecture avant le 5 novembre pour parler des méthodes des forces de l’ordre. Elle dénonce un schéma de maintien de l’ordre très répressif à Lyon. Samedi 24 octobre, lors de l’acte II du mouvement contre la vie chère, de nombreux manifestants se sont retrouvés encerclés, nassés et gazés dans des cortèges pacifiques situés dans des zones autorisées, comme à Jean-Macé.