Six jours après le décès d’un intérimaire happé dans un laminoir, l’usine de Saint-Genis-Laval a rouvert ses portes jeudi matin. La reprise s’effectue dans une atmosphère pesante, sous le regard de la justice et des syndicats.
Dès 5 heures du matin ce jeudi 23 avril, les premières équipes ont repris leur poste sur le site de Lustucru Frais, à Saint-Genis-Laval, dans le Rhône. L’usine était à l’arrêt depuis vendredi dernier, date à laquelle un ouvrier intérimaire d’une vingtaine d’années a perdu la vie après avoir été entraîné dans un laminoir à pâtes.
La reprise n’a été rendue possible qu’après le feu vert de l’inspection du Travail, accordé lundi. Les jours suivants ont été consacrés à informer les élus du CSE, puis à un temps d’hommage à la victime organisé sur le site mercredi. La direction a déployé un soutien psychologique pour les salariés encore sous le choc, avec la présence d’un psychologue et une ligne d’écoute dédiée.
Mais l’ambiance reste lourde. La CGT Agro-alimentaire avait dénoncé, dès le week-end, des conditions de travail dégradées : cadences élevées, recours massif à l’intérim, machines défaillantes. Le syndicat réclamait la mise en conformité totale de l’équipement avant toute reprise.
Une enquête pour homicide involontaire par personne morale a été ouverte par le parquet de Lyon, confiée à la gendarmerie locale. L’objectif : établir les circonstances exactes du drame et déterminer d’éventuels manquements à la sécurité.








































































































