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Travail le 1er mai : le gouvernement recule, les syndicats savourent leur victoire

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Oki Dammery

Sous pression des syndicats, le gouvernement a annoncé lundi soir reporter la proposition de loi visant à autoriser le travail des salariés le 1er mai dans les commerces de proximité. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a été clair : le 1er mai restera « férié, chômé et payé ».

C’est un revers cuisant pour Gabriel Attal. Le texte qu’il portait, et qui aurait permis aux boulangeries, fleuristes, boucheries ou encore cinémas de faire travailler leurs salariés le 1er mai, ne verra pas le jour cette année. Après une rencontre avec les cinq syndicats représentatifs lundi 13 avril, le gouvernement a choisi de mettre ce texte en pause à une date indéterminée.

Le ministre du Travail a ouvert la porte à des négociations de branche, promettant une réponse législative d’ici le 1er mai 2027. De son côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé des propositions à venir pour les commerçants indépendants, qui seront reçus à Matignon dès cette semaine.

Du côté des syndicats, c’est la satisfaction. « Le 1er mai 2026 sera un 1er mai complètement classique », s’est réjoui la CFDT. La CGT a salué le fait que le gouvernement n’ait pas « passé en force ». Gabriel Attal, lui, a « déploré » la décision, demandant au gouvernement de ne pas sanctionner les artisans qui choisiraient d’ouvrir le 1er mai. Le bras de fer n’est pas terminé.