Les deux principaux syndicats des ambulanciers privés appellent à la grève ce 8 avril avec une revendication différente chacun, flambée du prix du pétrole, projet de loi… Alors que les ambulanciers privés représentent la majeure partie du transport d’urgence, ils lancent un signal d’alerte.
32 millions de missions par an sont prises en charge par les ambulanciers privés, selon la fédération nationale de la mobilité sanitaire (FNMS). Le mot d’ordre du syndicat : se retirer des tableaux de garde ambulancière pour la journée. Le syndicat de la chambre nationale des services ambulanciers (CNSA) se montre plus pondérée, elle appelle les ambulanciers à un arrêt des missions de 9h à 20h à l’exception des urgences vitales.
Les ambulanciers privés sont pleinement impactés par l’explosion du prix du pétrole. La prise en charge des ambulances privées par l’Assurance maladie n’a pas augmenté depuis 2017. Dans ce contexte, le CNSA réclame de débloquer des fonts d’urgence pour éviter les faillites en chaîne. Dominique Hunault, président du syndicat a expliqué son appel à la grève mardi, une ambulance est « rémunérée 64 euros de l’heure pour mettre à disposition deux ambulanciers, le véhicule, le matériel et les consommables », un modèle qui n’est pas soutenable pour les ambulanciers « largement déficitaires ».
De son côté, la FNMS se bat contre un projet de loi de réforme de l’État. L’organisation du transport d’urgence serait confiée aux préfets. Les ambulanciers seraient exclus du système de transport d’urgence. Un système qui serait problématique pour l’emploi et chamboulerait le système à l’heure où la majorité du transport hospitalier se fait dans des ambulances privées.








































































































