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Lyon : un policier condamné pour avoir frappé un homme en garde à vue

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Axel Defrance

Un policier lyonnais a été condamné jeudi 24 septembre à douze mois de prison avec sursis pour des violences commises sur un homme placé en garde à vue en mai 2025. Le tribunal lui interdit également d’exercer pendant six mois et de porter une arme durant un an.

Les faits remontent au 31 mai 2025, dans la nuit qui suit la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

Des incidents éclatent alors dans le centre de Lyon. Un homme est interpellé puis conduit au commissariat pour être placé en garde à vue. C’est à ce moment qu’il est frappé par le policier jugé cette semaine.

Le tribunal l’a reconnu coupable et a prononcé douze mois de prison avec sursis. À cette peine s’ajoutent une interdiction d’exercer son métier pendant six mois et une interdiction de port d’arme pendant un an. Le policier a contesté les faits pendant la procédure. Son avocate, Maewen Ferat, a de son côté évoqué un conflit interne à la police pour expliquer les accusations visant son client.

Un commissaire déjà condamné dans la même affaire

Avant son arrivée en garde à vue, l’homme avait déjà subi des violences lors de son interpellation. Il avait été projeté au sol par une colonne de maintien de l’ordre, avant d’être frappé par le commissaire qui dirigeait l’opération.

Ce commissaire, désormais retraité, avait été condamné en décembre 2025 à huit mois de prison avec sursis dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La justice avait alors considéré que les violences commises n’étaient ni nécessaires ni proportionnées.