Les élus insoumis du conseil municipal de Lyon ont adressé une lettre ouverte au maire Grégory Doucet pour réclamer la rupture du jumelage entre Lyon et la ville israélienne de Beer-Sheva. La majorité écologiste n’a pas donné suite.
Le conflit israélo-palestinien s’invite à nouveau dans le débat municipal lyonnais. Dans une lettre ouverte adressée au maire Grégory Doucet, les élus de La France insoumise au conseil municipal demandent la fin du jumelage entre Lyon et Beer-Sheva, ville du sud d’Israël. Ils souhaitent que leur proposition de délibération soit inscrite à l’ordre du jour du conseil municipal du 25 juin prochain.
Dans leur courrier, les insoumis estiment que Beer-Sheva est « impliquée dans des atteintes graves au droit international » et s’appuient sur les rapports d’ONG comme Amnesty International et Human Rights Watch, qui dénoncent selon eux « la mise en œuvre d’un génocide à l’égard des Palestiniens de Gaza ».
La demande a suscité une réaction immédiate du Crif Auvergne-Rhône-Alpes, qui a appelé la Ville à « préserver ce jumelage », rappelant que ces liens entre villes « ont été créés pour rapprocher les peuples lorsque l’histoire les oppose ».
Du côté de la mairie, la demande est restée lettre morte. La majorité écologiste n’avait pas envisagé de rompre ce jumelage lors du précédent mandat. À l’été 2025, Grégory Doucet avait même écrit à son homologue de Beer-Sheva pour lui apporter son soutien après des frappes iraniennes meurtrières, tout en appelant parallèlement au cessez-le-feu à Gaza et en annonçant un jumelage avec la ville palestinienne de Jéricho.








































































































