Condamné en décembre 2025 à quatre ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire du chantage à la sextape visant son premier adjoint Gilles Artigues, l’ancien édile stéphanois Gaël Perdriau va être jugé à partir de ce lundi devant la cour d’appel de Lyon.
Reconnu coupable de chantage en première instance, l’homme politique avait choisi de contester la décision du tribunal correctionnel de Lyon. Incarcéré à la suite du jugement, il avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire au début du mois de mars, dans l’attente de ce deuxième procès.
L’affaire du chantage à la sextape, révélée en août 2022 par Mediapart, avait profondément secoué la vie politique locale. Selon les enquêteurs, une vidéo intime, tournée à l’insu de Gilles Artigues dans un hôtel parisien en 2014, aurait pu servir de levier politique pour affaiblir l’influence de celui-ci au sein du conseil municipal. Malgré la procédure judiciaire en cours, Gaël Perdriau était resté en poste pendant plusieurs années, avant son jugement en première instance en hiver dernier.
Du côté de la défense, son avocat Me Jean-Félix Luciani continue à soutenir que son client est « innocent de tout ». Il entend également contester les condamnations pour association de malfaiteurs, chantage et détournement de fonds publics dont il avait été reconnu coupable en première instance.
Deux autres individus, qui avaient eux aussi fait l’objet de condamnations, vont également comparaître devant la cour d’appel à partir du lundi 8 juin. L’ex-adjoint à l’Education Samy Kéfi-Jérôme et son compagnon d’alors, Gilles Rossary-Lenglet, avaient été condamnés à trois ans de prison ferme.
Photo : ©AFP/Archives/OLIVIER CHASSIGNOLE







































































































