LYON 1ère

Lyon : l’école de botanique du parc de la Tête-d ‘Or fait peau neuve

Picture of Elsa Robert-Peny

Elsa Robert-Peny

Après plusieurs mois de travaux, l’école de botanique du parc de la Tête-d’Or rouvre officiellement ses portes ce jeudi 4 juin 2026. L’espace réapparaît transformé, avec pour ambition d’attirer un public plus large.

« Ici, on est au cœur historique du jardin botanique. C’est une véritable école à ciel ouvert », souligne Juliette Babin, directrice. Cette rénovation vise à rendre le site plus attractif. « C’était un secteur qui avait vieilli, qui était difficilement accessible pour les publics avec des allées étroites et concentriques », explique-t-elle. « L’idée était d’agrandir, d’aérer, avec des massifs plus grands, mieux aménagés, et des allées qui permettent d’avoir une expérience immersive. »

L’école est désormais organisée en deux espaces complémentaires. Le premier, dédié à la médiation pédagogique, est pensé pour accueillir des groupes scolaires, de la maternelle à l’enseignement supérieur. Cette zone, dite « ethnobotanique », présente la diversité végétale à travers une approche pédagogique fondée sur l’origine géographique des plantations. Le second espace s’adresse davantage au grand public, et s’articule autour de quatre thématiques « scénographiées » : soierie, gastronomie, agriculture et médecine, le long d’un double parcours inspiré du Rhône et de la Saône.

Raconter Lyon à travers les plantes

Au-delà de l’amélioration de l’accueil du public, ce réaménagement entend « mettre en avant le lien entre Lyon et la botanique à travers tous ses aspects ». L’approche scientifique demeure présente à destination des scolaires et des universitaires, tandis que la dimension ethnobotanique permet d’explorer l’influence des plantes sur des activités emblématiques du territoire. « Un véritable travail historique a été mené pour raconter l’histoire de Lyon à travers les végétaux », souligne l’équipe du jardin.

La soierie, en particulier, occupe une place centrale dans le parcours. Les visiteurs peuvent notamment découvrir comment certaines plantes ont inspiré les motifs des célèbres soyeux lyonnais. « Le dahlia cactus, par exemple, est une plante très graphique. On le retrouve fréquemment dans les textiles et les soieries lyonnaises », illustre Juliette Babin. « Il y a un lien entre le jardin botanique et l’industrie de la soie. C’est important de le remettre en avant, notamment à travers nos actions de médiation. »