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Ninkasi à Lyon : après la procédure de sauvegarde, le fondateur veut tourner la page

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Oki Dammery

En décembre 2025, l’ouverture d’une procédure de sauvegarde avait semé le doute sur l’avenir du groupe Ninkasi, institution de la restauration lyonnaise. Son fondateur, Christophe Fargier, tient aujourd’hui à rétablir la vérité : l’entreprise se porte mieux qu’il n’y paraît.

Le nom Ninkasi est indissociable de Lyon. Depuis sa création, ce réseau de bars-brasseries est devenu bien plus qu’une simple enseigne de restauration : un symbole de l’entrepreneuriat lyonnais, un lieu de vie ancré dans le quotidien de milliers d’habitants, une marque exportée aux quatre coins de la France. C’est pourquoi l’annonce, en décembre 2025, de l’ouverture d’une procédure de sauvegarde avait provoqué une onde de choc dans le milieu de la restauration et au-delà.

Les spéculations avaient alors été nombreuses. Difficultés financières insurmontables, menace sur les emplois, fermetures de sites en cascade : les scénarios les plus sombres avaient circulé. Pourtant, la réalité semble bien différente de ce tableau catastrophiste.

Christophe Fargier, le fondateur du groupe, a tenu à remettre les choses à plat. La procédure de sauvegarde, souvent mal comprise du grand public, n’est pas un aveu de faillite. Il s’agit d’un outil juridique préventif, destiné à protéger une entreprise fragilisée avant que ses difficultés ne deviennent irréversibles. En y ayant recours, Ninkasi a fait le choix de l’anticipation plutôt que de subir.