Après six semaines de mobilisation, un accord a été trouvé entre le personnel des urgences de l’hôpital Édouard Herriot et la direction. Les soignants obtiennent des recrutements et des engagements concrets sur leurs conditions de travail.
C’est une victoire sociale qui met fin à six semaines de bras de fer. Le personnel des urgences de l’hôpital Édouard Herriot à Lyon a annoncé la conclusion d’un accord avec la direction, mettant un terme à un mouvement de grève entamé mi-février. Une mobilisation longue, mais qui aura payé.
Au cœur des revendications : le manque de personnel et des conditions de travail jugées intenables. Les grévistes réclamaient des embauches en nombre suffisant pour faire face à une surcharge chronique. Ils ont obtenu gain de cause. Trois infirmiers ont d’ores et déjà été recrutés, et trois autres postes sont en cours de pourvoi. Côté aides-soignants, trois postes supplémentaires ont également été créés. Les équipes de brancardiers de nuit ainsi que les bureaux des entrées ont par ailleurs été renforcés.
Au-delà des chiffres, la direction s’est engagée à mieux anticiper et gérer les absences, et à renforcer les équipes en cas de pic d’activité. Des promesses que le personnel surveillera de près, échaudé par des mois d’épuisement professionnel.
Cet accord intervient dans un contexte national tendu pour les urgences hospitalières, régulièrement pointées du doigt pour leur sous-effectif structurel. À Lyon comme ailleurs, la mobilisation des soignants reste le principal levier pour faire bouger les lignes.








































































































