Véritable trait d’union végétal entre le Vieux-Lyon et le sommet de la colline de Fourvière. Le jardin du Rosaire entame une transformation d’envergure. La Ville de Lyon vient de lancer un programme de restauration de 5,5 millions d’euros. Elle veut préserver ce joyau patrimonial et écologique, classé aux Monuments historiques.
Plus qu’un simple parc, ce jardin de 2,5 hectares est un lieu chargé d’histoire. Créé au XIXe siècle en même temps que la basilique de Fourvière, il servait autrefois aux processions religieuses. Aujourd’hui, ses sentiers et ses points de vue sur la ville attirent autant les Lyonnais que les touristes. Mais avec le temps et sa pente très raide, une rénovation complète est devenue nécessaire.
Entre défi technique et respect du passé
Le chantier, qui s’étirera jusqu’à l’été 2027, est un véritable défi technique. Situé en amont de la zone du tragique glissement de terrain de 1930, le site impose une vigilance particulière à la stabilité du terrain. La priorité est donc à la sécurisation des sols, notamment avec le confortement du talus du secteur Jaricot, prévu jusqu’en mars 2026. Mais l’enjeu est aussi esthétique et historique. Il s’agit de redonner au jardin son éclat de la fin du XIXe siècle. Les murs, clôtures, fontaines et le bassin Saint-Joseph seront restaurés dans les règles de l’art. Une nouvelle passerelle métallique verra également le jour pour fluidifier le parcours.
La Ville mise sur une « régénération résiliente ». La palette végétale sera adaptée au changement climatique tout en protégeant la faune locale. Ce projet d’envergure bénéficie du soutien de l’État (400 000 €) et de la Fondation du Patrimoine (50 000 €). Il scelle ainsi une union sacrée autour de l’un des plus beaux balcons de Lyon.








































































































