LYON 1ère

Fête des Lumières à Lyon : Sud-SDMIS maintient la grève

Axel Defrance

Axel Defrance

À deux jours du lancement de la Fête des Lumières, le syndicat Sud-SDMIS confirme son préavis de grève du 4 au 8 décembre. Les trois autres organisations ont, elles, levé leur appel après un accord financier avec la direction.

Malgré un accord trouvé avec trois syndicats de pompiers, la tension reste vive au SDMIS à l’approche de la Fête des Lumières. Sud-SDMIS, syndicat majoritaire, annonce maintenir sa grève du 4 au 8 décembre, ainsi qu’une mobilisation lundi 8 décembre à 18 h, au départ de l’état-major.

Les syndicats CGT, Avenir Secours et Autonome ont de leur côté retiré leur préavis après la mise en place d’une prime de 270 € nette, qui sera versée en mars 2026.

Sud dénonce une mesure « insuffisante »

Dans son communiqué, Sud estime que cette prime ponctuelle « ne répond ni aux besoins d’effectifs suffisants, ni à la nécessité de mesures financières pérennes ».

Le syndicat réclame de meilleures conditions de travail, le respect des effectifs minimums en caserne et des revalorisations financières. Une réunion dite « de dernière chance » est prévue ce jeudi 4 décembre matin à la préfecture.

Le SDMIS assure la continuité du service

Face à cette mobilisation, la direction se veut rassurante. Le contrôleur général Stéphane Gouezec affirme que la continuité du service public sera assurée pendant la Fête des Lumières, avec « le même dispositif que l’an dernier ».

La présidente du conseil d’administration, Zémorda Khelifi, rappelle que les pompiers du Rhône bénéficient « d’une situation sociale plutôt avantageuse » et que plusieurs mesures ont déjà été prises depuis 2024 : prime exceptionnelle de 600 €, maintien de l’indemnité de logement et création de postes.

Un financement national encore en attente

Le SDMIS insiste sur l’absence de nouveaux financements de l’État, pourtant prévus dans la future loi sécurité civile, toujours bloquée politiquement.

De nouvelles recettes, via la taxe sur les assurances ou une taxe de séjour additionnelle, pourraient être affectées en priorité à la rénovation des casernes, du matériel et au recrutement, mais aucune décision n’est encore actée.