Le parquet de Lyon a décidé de classer sans suite la plainte déposée en juin 2018 pour détournements de fonds et délits électoraux, par un élu de l'opposition.

Stéphane Guilland (Les Républicains), à l'origine de la plainte déposée contre Emmanuel Macron, le 18 juin 2018, ne verra pas de suite à celle-ci. Le procureur de la République Nicolas Jacquet a classé l'affaire de « détournements de fonds publics, abus de biens sociaux, et infractions au code électoral », sans suite.

A l'époque des faits reprochés, Emmanuel Macron, ministre de l'économie, et Gérard Collomb, maire de Lyon se retrouvait pendant la campagne dans les salons de l'hôtel de ville avec des centaines d'invités et des élus locaux. Bien qu'Emmanuel Macron se lançait officiellement dans sa campagne présidentielle que le 16 novembre suivant, Stéphane Guilland considère qu'il s'agit d'un financement irrégulier, « la campagne présidentielle était juridiquement ouverte. » Il y a aussi la réservation d'une péniche pour une soirée militante pour un tarif de 996 euros, aux frais du mouvement En Marche !

« aucun détournement de fonds publics n’est caractérisé »

Dans un dossier de 7 pages, le procureur de la République affirme qu'« aucun détournement de fonds publics n’est caractérisé.» Stéphane Guilland envisage peut-être une suite à cette affaire notamment avec l'emploi de Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet de Gérard Collomb. Son rôle territorial à la métropole lyonnaise s'est retrouvé plus ou moins flouté par son engagement personnel pour la campagne d'Emmanuel Macron. De quoi motivé Stéphane Guilland pour un donner suite à cette affaire.