L’influenceuse lyonnaise Mila est de nouveau dans le viseur de la justice. SOS Racisme a déposé plainte pour « apologie de crime contre l’humanité », après la diffusion d’une image détournant le logo Adidas avec des saluts nazis.
L’affaire concerne une story Instagram publiée en septembre dernier. Sur le cliché, un homme porte un t-shirt détournant les codes de la marque Adidas. Le nom est remplacé par « Adidolf » et les bandes par trois bras effectuant le salut nazi. Pour l’association ce contenu ne peut être réduit à de l’humour. Il constitue une provocation à la haine qui tombe sous le coup de la loi. De son côté, la jeune femme de 22 ans se dit « étonnée » par sa convocation en audition libre. Elle invoque une « simple vanne » au second degré. Elle estime que cette procédure est une atteinte à sa liberté d’expression.
Une radicalisation sous l’œil de la justice
Ce dossier s’ajoute à un passif judiciaire déjà récent pour la militante. En décembre 2025, Mila a été condamnée par le tribunal de Lyon à 2 000 euros d’amende avec sursis. Elle avait été sanctionnée pour injure raciale, après des tweets visant les personnes maghrébines. Elle a fait appel de cette décision, affirmant que ses propos étaient mal interprétés. La justice lyonnaise doit donc gérer plusieurs dossiers concernant ses publications sur les réseaux.
En 2020 elle avait été médiatisé après avoir critiqué l’islam au lycée de Villefontaine. L’influenceuse a fait un virage vers l’extrême droite. Elle est désormais proche du collectif identitaire Nemesis et du parti Reconquête. La jeune femme assume son rôle d’influenceuse politique et multiplie les sorties polémiques en ligne. Cette nouvelle procédure déterminera si la barrière entre l’humour noir et l’apologie de crimes contre l’humanité a été franchie.








































































































