LYON 1ère

Élections 2026 à Lyon : la Préfecture cherche 2000 assesseurs 

Mathilde Comte

Mathilde Comte

À deux mois du double scrutin municipal et métropolitain de mars 2026, la préfecture du Rhône lance un cri d’alarme. En raison de la réforme de la loi PLM, l’organisation électorale devient un véritable casse-tête humain. Une mobilisation massive de citoyens est nécessaire pour assurer la tenue des bureaux de vote.

Le compte à rebours est lancé. Les 15 et 22 mars prochains, les Lyonnais vivront une configuration unique en France. Ils devront voter simultanément pour la mairie centrale, les mairies d’arrondissement et la Métropole. Dans le reste du territoire métropolitain, deux scrutins se tiendront le même jour. Cette superposition des votes, impose une logistique hors norme. À Lyon seule, 313 bureaux de vote doivent être armés, soit un besoin critique de 1 878 assesseurs pour garantir la validité juridique des opérations. À Villeurbanne, 320 volontaires sont requis pour 80 bureaux.

Un risque juridique et démocratique majeur

Le rôle des assesseurs est loin d’être symbolique. Contrôle des émargements, surveillance du scrutin et participation au dépouillement sont encadrés strictement par le Code électoral. Si un bureau de vote manque d’assesseurs, l’élection peut être tout simplement annulée par la justice. Face au risque de retarder l’ouverture de certains bureaux ou de fragiliser les résultats, la préfecture appelle les candidats à anticiper leurs désignations avant le 12 mars.

Un appel au bénévolat est lancé auprès de tous les citoyens inscrits sur les listes électorales du département. Les volontaires sont invités à se rapprocher de leur mairie pour s’engager dans cet acte civique. Sans cette mobilisation collective, c’est la sincérité et la fluidité d’un scrutin qui pourraient être mises en péril.