Lyon 1ERE

LE MARCHÉ SAINT-ANTOINE CÉLESTINS, À LYON, GARDE LE SOURIRE

Emmanuel Rivals

Emmanuel Rivals

Idéalement bien placé, le marché alimentaire des quais de Saône, connaît pourtant une effervescence en baisse. Emmanuel Rivals est parti prendre la température sur place pour le Grand Direct de ce 6 avril.

Avec une vue imprenable sur la Basilique Notre-Dame de Fourvière, la popularité de ce marché alimentaire n’est plus à prouver. Pourtant, et ce depuis maintenant un long moment, ce n’est plus vraiment le cas. Les habitudes ont bien changé cette dernière année avec notamment la fermeture des cafés et restaurants à proximité. « Avant, les gens venaient se balader, faire le marché et puis ils se retrouvaient pour boire un café, prendre une pause déjeuner« , se souvient Fabrice, commerçant depuis quelques dizaines d’années.

Les dernières annonces, juste avant les vacances de Pâques n’ont pas arrangé la situation. « Beaucoup de riverains ont quitté la ville depuis les dernières mesures« , explique Fabrice. Souvent pour se retrouver « confiné en campagne, ou au moins pour ne pas se retrouver seul dans un petit appartement lyonnais.« 

Mais même si l’ambiance reste calme en semaine, c’est à l’arrivée du week-end que le marché reprends des couleurs. « En fin de semaine il y a encore beaucoup de monde qui vient. » Et malgré tout ce que la pandémie a pu soustraire à la vie, il y a une chose qui est revenue, et probablement la plus importante. « On a retrouvé cette proximité, ces discussions, les gens sont plus souriants, ils ont envie de sortir, de faire rencontrer. » Fabrice, lui, a une théorie sur le retour de ce contact humain. « Les relations sociales et humaines sont importantes, et on ne peut pas en être privé comme ça. C’est normal que les gens reviennent aux bases. »

In fine, tout le monde s’accordent sur une chose : ce n’est pas risqué de faire son marché. Ici, les gestes barrières sont respectés, que ce soit par les commerçants que par les clients.