Cédric Van Styvendael, maire PS de Villeurbanne, commente les annonces du Président de la république concernant la vaccination. Il revient sur la venue d'Anne Hidalgo à Villeurbanne et l'avenir du PS à l'approche de la présidentielle.

La huitième allocution présidentielle, depuis le début de la crise sanitaire, a dévoilé un calendrier radical à propos de la vaccination. Qu'on soit pour, ou contre, les nouvelles mesures sont là. Entre autres, le pass sanitaire va être étendu aux lieux de loisirs et de culture de plus de 50 personnes, en août, il sera obligatoire dans les restaurants, bars et centres commerciaux, en septembre, la vaccination sera obligatoire pour tout le personnel soignant et à l'automne, les tests PCR ne seront plus remboursés. Des mesures "qui devaient arriver", selon Cédric Van Styvendael. "On arrivait à un niveau de vaccination qui n'était plus satisfaisant. Je crois que c'était une décision qui s'imposait."

Pour le maire de Villeurbanne, le problème n'est pas sur les mesures, mais bien sur l'annonce de ces dernières. "Je reste septique sur les tons très paternalistes sur lesquels le Président joue. Je crois qu'une forme de confiance s'est rompue et il cherche à courir après, ce qui n'est pas facile." Mais ce n'est pas tout, en effet, pendant son intervention, Emmanuel Macron a aussi abordé d'autres sujets. "Le mélange des genres, pour faire passer un message, ce n'est jamais très clair. Parler de vaccination, de dossiers sociaux extrêmement sensibles comme la question de l'âge du départ à la retraite, du droit des chômeurs... C'est assez risqué en matière de message politique."

Alors si maintenant, l'heure est à la prise de rendez-vous pour la vaccination - avec notamment quelques 926 000 Français qui ont pris d'assaut Doctolib - c'est aussi au Gouvernement d'être au rendez-vous. "Il faut que le Gouvernement soit à la hauteur en ce qui concerne le nombre de doses de vaccin, mais aussi en matière d'organisation logistique pour faire face à cet afflux majeur." Une mission "que le Gouvernement n'a pas toujours été capable de faire."

Plus que favorable à la candidature d'Anne Hidalgo

La maire socialiste de Paris s'est rendue à Villeurbanne, lundi 12 juillet, pour rassembler des élus et des Présidents de conseils généraux. Une journée de rencontres et d'échanges qui vient placer un point stratégique sur l'échiquier de la présidentielle. Alors même si elle n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature pour 2022, Cédric Van Styvendael est plus que favorable à celle-ci. "J'ai signé un appel pour qu'elle soit candidate. Je pense que peu de personnes peuvent faire ce qu'elle fait, c'est-à-dire, rassembler des femmes et des hommes de toute la France, pour mettre au service de ce territoire leurs idées." Une journée qui semble donc avoir eu l'effet escompté.

C'est alors différentes idées qui ont été mises sur la table durant cette journée. "Nous nous sommes retrouvés, hier, pour discuter d'idées autour de l'emploi et du travail, de la santé ou encore de la transition écologique. Un bon moment, de par la sincérité des propositions, mais aussi de par l'engagement des personnes présentes." Une idée de la maire socialiste qui ne date pas d'hier. "Il y a déjà un an, Anne Hidalgo, nous disait que nous devions travailler ensemble pour trouver des solutions et des propositions au service de la France."

En attendant l'officialisation - ou non - de la candidature d'Anne Hidalgo en 2022, le maire de Villeurbanne rappelle "que ce pays a besoin de rassemblement et de réconciliation, et non pas de clivage d'opposition de désignation de bouc émissaire."

Crédit photo : Cedric Van Styvendael