Lyon 1ERE

À PARTIR DE CE VENDREDI 9H10, LES FEMMES FRANCAISES TRAVAILLENT GRATUITEMENT

Aurore Ployer

Aurore Ployer

D’après les calculs de la Newsletter Les Glorieuses, le vendredi 4 novembre à 9h10 est la date et l’heure à partir de laquelle « les femmes françaises commencent à travailler gratuitement ».

Elles pourraient arrêter de travailler ce vendredi 4 novembre, à 9h10, si « elles étaient payées avec un taux horaire moyen similaire aux hommes ». Tout part d’une statistique : selon Eurostat, en France, les femmes percevaient en 2020 un salaire inférieur de 15,8% à celui des hommes sur une base de 35h par semaine. L’écart est en légère diminution par rapport à 2019 mais il est plus élevé que celui constaté au début de la décennie 2010.

RENDRE COMPTE DES INÉGALITÉS SALARIALES : UNE TÂCHE COMPLEXE

Les inégalités de salaire entre les hommes et les femmes résultent d’au moins trois facteurs. D’abord, les différences de temps de travail (les femmes sont plus souvent à temps partiel). Ensuite, la différence du statut de l’emploi des hommes et des femmes (il y a par exemple plus d’emplois féminins dans les secteurs relativement moins bien rémunérés). Cet élément explique d’après l’INSEE près des deux tiers des écarts de salaires. Enfin, le troisième facteur correspond à la moindre rémunération des femmes pour un même poste occupé.

Afin de réduire l’écart de salaire moyen entre les femmes et les hommes, Les Glorieuses proposent notamment de conditionner l’accès aux marchés publics, aux subventions de l’Etat et aux prêts garantis par l’Etat à l’égalité salariale au sein de l’entreprise concernée. Elles défendent également la revalorisation des salaires des emplois à prédominance féminine (infirmières, sages-femmes, enseignants, etc.) et l’adoption d’un congé parental d’une durée équivalente pour les deux parents. Ces trois propositions de politiques publiques destinée aux élu.e.s composent leur pétition.