Crédit photo : H.Vinagre.
Nathalie Clary est la présidente d’ENDOmind, une association française qui milite pour que l’endométriose soit reconnue comme une maladie. Invitée du Grand Direct ce vendredi 5 février, elle explique les combats d’ENDOmind et les évènements à venir.
Qu’est-ce que l’endométriose ? « C’est une maladie d’origine gynécologique qui touche à peu près une à deux femmes sur dix. Elle se caractérise par des tissus semblables à l’endomètre en dehors de la cavité utérine qui se développent au gré des cycles et créent des lésions ainsi que des fortes douleurs », explique Nathalie Clary.
L’endométriose peut se propager dans tout le corps comme l’appareil digestif, les poumons, les ovaires et impacter la vie quotidienne d’une personne qui en est atteinte. Il n’y a pas de profils types de femmes qui peuvent être atteintes d’endométriose, tous les âges sont concernés.
Cette maladie non-reconnue et incomprise a été découverte pour la première fois en 1860. L’endométriose est un sujet dont on parle seulement depuis 2013/2014 avec la première marche mondiale effectuée aux États-Unis. Depuis septembre 2020, cette maladie gynécologique est intégrée dans le programme de médecine des étudiants. « Elle n’est pas reconnue comme une infection de longue durée en tant que telle pourtant elle en a toutes les caractéristiques », détaille Nathalie Clary.
Concernant les traitements, les arrêts maladies et les hospitalisations dus à l’endométriose, le coût s’élève environ à 9 et 10 000 € par personne et par an. Les facteurs de déclenchement de la maladie ne sont pas encore connus mais elle a quelques similitudes avec le cancer sauf qu’elle n’est pas mortelle.
À partir du 8 mars prochain aura lieu la semaine européenne de l’endométriose. De nombreux événements en ligne seront organisés par l’association ENDOmind et particulièrement pour la journée internationale de l’endométriose, le 28 mars 2021.
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10 July à 9h57







































































































