Quelques jours après la tuerie d'une famille recomposée à Douvres dans l'Ain, le déroulé de l'événement se précise. Les meurtres auraient commencé dans la nuit du 18 au 19 juillet. D'après Le Progrès, la soeur du tueur, Matthieu Darbon, aurait appelé sa mère qui se trouvait en Savoie dans la nuit du 18 au 19 juillet. Si les deux individus ne se sont pas parlé, la mère aurait entendu des éclats de voix quelques secondes avant que la communication ne soit coupée.

Le 19 juillet, la mère avait essayé à plusieurs reprises de joindre sa fille et son fils. Il faut attendre le soir pour que Matthieu Darbon, 22 ans, réponde à sa mère avant de lui annoncer froidement qu'il venait d'assassiner toute la famille. Le jeune homme lui avait même envoyé une photo de l'horreur. Ce dernier aurait par la suite appelé les gendarmes pour avouer les faits et indiquer qu'il les attendait muni d'un gilet pare-balles avant de couper le téléphone. Les gendarmes n'ont pu le joindre durant la nuit. Il a été abattu par le GIGN mercredi 20 juillet alors qu'il était armé d'un sabre et d'un fusil. Le meurtrier serait resté toute la journée avec les corps de ses victimes au sein de la maison familiale.

Le parquet de Bourg-en-Bresse n'a pour le moment pas confirmé que Matthieu Darbon souffrait de troubles psychiatriques car les enquêteurs n'ont pas pu accéder à son dossier médical. Cependant, quand il était adolescent le jeune homme aurait vu des médecins qui lui auraient prescrit un traitement concernant des troubles psychiques indique Le Progrès. Ce dernier aurait "entendu des voix". Les enquêteurs pourront prochainement savoir s'il était toujours suivi grâce à des analyses toxicologiques. Enfin, le forcené aurait déjà fait preuve de violences en menaçant notamment sa mère avec un couteau.