Extra-terrestre, Thomas Pesquet, conquête spatiale et météorite, autant de sujets pour autant de questions. Invité sur le Grand Direct, ce 3 mai, Vincent Heidelberg nous invite à bord de sa navette pour découvrir cet univers.

Quand il s'agit de parler d'extra-terrestre, Vincent Heidelberg est clair. "Comme beaucoup de scientifiques, j'ai l'intime conviction qu'ils existent, mais ils sont loin, très loin." Et il aimerait les rencontrer un jour, en "espérant qu'ils soient gentils." Ce passionné d'exploration spatiale a réussi à faire de sa passion son travail en lançant sa chaine Youtube Stardust - La Chaîne Air & Espace. "J'ai mon studio à Villeurbanne, je prends un plaisir fou à faire des vidéos." Fort de ces 372 000 abonnés, c'est devenu son emploi à temps plein.

Quand il était enfant, le carnaval était pour lui le moment de plonger dans sa combinaison spatiale que sa mère lui avait confectionnée. Mais il regarde aussi les lancements depuis sa plus tendre enfance, de Soyouz à Ariane 5, alors c'est sans surprise qu'il a suivi les aventures de Thomas Pesquet. "Que ce soit l'agence spatiale qui l'embauche, ou Thomas Pesquet lui-même, ils partagent beaucoup sur les réseaux sociaux, on a vraiment beaucoup d'informations, c'est un plaisir."

Alors si Elon Musk "ne va pas conquérir l'espace", sa société SpaceX reste l'un des prestataires privés les plus influents en terme de conquête spatiale. "SpaceX, c'est un peu les taxis de l'espace. La Nasa les paye pour envoyer des astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale." Alors qu'ils étaient onze dans cette dernière à l'arrivée de Thomas Pesquet, quatre d'entre eux sont revenus sur Terre hier. "Après leur départ, Thomas Pesquet a commencé son travail, il a une centaine de missions et d'expériences à faire pendant ces six mois."

Si Vincent a bien un conseil à donner, ce serait de regarder en haut, vers le ciel. "Il se passe tout le temps des trucs dans le ciel, même à Lyon. La pollution lumineuse ne nous empêche pas de voir des choses incroyables." Et la mystérieuse boule verte aperçue dans le ciel lyonnais, il y a maintenant un peu plus d'une semaine, n'est en fait pas si mystérieuse. "C'est un bolide, un météore, comme une étoile filante mais plus grosse, qui brûle dans l'atmosphère. Sa composition, en brûlant, lui donne des couleurs assez sympathiques, c'est vrai." Un phénomène, finalement, pas si rare. "Chaque année, il y a 5 000 tonnes de roches qui rentrent dans notre atmosphère." Des météorites qui peuvent provenir de Mars ou encore de Lune, des bolides dont les scientifiques sont friands.

Mais si l'espace fait rêver, Vincent l'assure, "il n'y a pas de plus belle planète que la Terre."