Pour ce nouveau rendez-vous politique de proximité sur Lyon 1ère en ce samedi 4 décembre, Frédéric Duval a pris la direction de Saint Genis Laval en compagnie de sa maire Marylène Millet. Centriste et appartenant à la famille politique UDI, Marylène Millet est la première femme maire de cette commune de 22.000 habitants. L'occasion pour elle de nous présenter sa commune et les grands enjeux de son mandat.

Dans la première partie de l'entretien, Frédéric Duval s'est d'abord intéressé à la place des femmes en politique et à la thématique du harcèlement des jeunes, un sujet pour Marylène Millet qui lui tient tout particulièrement à coeur puisqu'elle a travaillé avec les jeunes de son conseil municipal.

"Dès l'âge de l'école élémentaire, on peut être victime de harcèlement et ce sont les jeunes qui ont souhaité s'exprimer sur le sujet par la biais d'un court métrage".

Ensuite Frédéric Duval s'est intéressé au quotidien la maire de Saint Genis Laval, et à sa fonction. Une fonction qui parfois peut être un peu abimée et sans doute un peu moins respectée. Avec elle, il s'est interrogé sur la frustration qu'un maire de commune peut avoir et sur les manques de moyen et la baisse des dotations de l'état.

"Transformer les contraintes en opportunités ! j'essaye toujours de chercher le positif lorsque nous avons des contraintes budgétaires. On aura peut être moins d'argent de ce côté, et bien nous irons en chercher ailleurs..."

Lors de la seconde partie de l'émission, Marylène Millet a présenté sa commune et les actions qu'elle a entreprise depuis son arrivée à la tête de la ville.

"Saint Genis Laval, c'est le métro et les vaches ! C'est assez emblématique de notre commune. ça résume tout à fait notre ville, même si c'est un raccourci. Les vaches car c'est une commune liée à l'agriculture, mais c'est aussi le métro, la modernité, des zones industrielles, une ville riche de son tissu associatif, une ville avec des quartiers différents, une belle mixité".

Dès son arrivée à la mairie de Saint Genis Laval, Marylène Millet a souhaité créer du lien entre les différents quartiers de sa commune et remettre de la sécurité, une priorité et une sujet qui ne doit pas être tabou à ses yeux.

"Vivre en sécurité, c'est ce qui permet de pouvoir se déplacer, rencontrer du monde, aller dans les magasins, rencontrer son voisin : c'est la première des libertés ! Pour bien vivre, il faut vivre en sécurité. Nous avons doublé l'effectif de la police municipale, nous avons armé la police municipale et nous avons une brigade canine".

Marylène Millet fait partie de ces maires qui ont signé la tribune pour faire réagir les élus de la métropole puisqu'il a appris dans un couloir de la métropole que le projet d'école international du cirque, porté par la commune depuis plusieurs années, ne se ferait pas sur sa commune. Un décision assez déconcertante aux yeux de Marylène Millet qui a un impact important sur les agents de la ville et pour tous ceux qui ont travaillé sur ce projet. Elle s'est ensuite longuement exprimée sur la mobilité au sein de sa commune et pense qu'il ne faut pas opposer les modes de transport, mais les répartir de manière équitable.

Marylène Millet regrette vivement que le métro B ne soit pas prolongé au delà de Saint Genis laval.

Enfin dans la dernière partie de l'entretien, Frédéric Duval l'a interrogé sur les sujets de politique nationale et sur ses préférences concernant le congrès des Républicains qui a vu s'imposer en ce samedi après-midi Valérie Pécresse.

Retrouvez ci-dessous l'intégralité de l'entretien :