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Restaurateurs, discothèques et bars, le ras-le-bol est général. Via le syndicat de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, ils ont rédigé une lettre ouverte au maire de Lyon. Thierry Fontaine, le Président, était l'invité du Grand Direct, ce 8 avril, pour en parler.

« On se maintient, on ne peut pas être mal tout le temps. Il faut se tourner vers l’avenir. » Les premiers mots de Thierry Fontaine, Président de UMIH Rhône (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, ndlr), sont poignants et vrais. Évidemment, comme tout le monde, il aurait préféré que « cette crise n’ait pas lieu et que les établissements continuent de vivre », mais ce n’est pas possible. Alors au lieu de revenir sur « ce mauvais passage de nos vies », il préfère se tourner vers l’avenir. 

Dans une lettre ouverte, à destination du Maire de Lyon et de ses élus, Thierry Fontaine, tire la sonnette d’alarme. Le constat est simple : « Les aides sont là. Mais elles ne sont pas suffisantes, voire inexistantes pour certains. » En effet, des établissements ne cochent pas toutes les cases pour recevoir ces aides promises par l’État. « Certains ont ouvert trop tard et n'ont pas de chiffre d’affaires de référence, d’autres, ont fait des travaux en 2019. Pour eux, c’est de la survie. »

UMIH Rhône : Premier syndicat de la région qui regroupe les hôteliers, discothèques, les restaurateurs ainsi que tous ceux qui possèdent une licence de débit de boisson ou de restauration. 

Le début d'un dialogue

Cette lettre lui a permis d’ouvrir un dialogue avec Camille Augey, la 11e Adjointe et Conseillère du 9e arrondissement. « Elle est à l’écoute. Nous n’avons pas encore de solutions, mais les discussions vont dans le bon sens. » Ils demandent principalement de l’aide, qui peut être apportée par la municipalité ou la métropole : aider les commerces qui sont situés dans les angles de rues, leur donner plus d’espace pour ouvrir des terrasses, en reculant les parcs d’installation, de la concertation ou encore être prévenu en avance des futurs changements. « Ce qui est perdu est perdu, mais on veut pouvoir rebondir correctement. »

Alors qu’ils avaient demandé un confinement strict dès janvier pour ne pas en arriver là. Ils restent optimistes. « On espère que l’exécutif va prendre conscience qu’on a besoin de rouvrir. Et il faut tout faire pour que la date du 15 mai soit respectée. » Si la France n’est pas en mesure de rouvrir ces commerces d’ici l’été, le Président de l’UMIH prévoit un futur incertain. « Les Français vont déserter le territoire. Ils vont aller partout en Europe, pour sortir, pour boire un verre, aller au restaurant… ce serait dramatique. »

Même si pour le moment tout semble compliqué, Thierry Fontaine l’assure « il y a des solutions et nous devons les trouver ensemble. » Toujours avec cette même sincérité, il vient conclure. « Il faut que les gens aillent mieux, et pour ça, il faut pouvoir se retrouver. »