Chaque samedi, de 11h à midi, Lyon 1ère donne le temps aux élus d'expliquer leur politique, de développer leurs idées. Le maire (Les Républicains) d'Ecully Sébastien Michel était l'invité de Lyon 1ère ce samedi 15 mai. Une occasion de mieux connaître ce jeune élu de 42 ans, ancien collaborateur de Laurent Wauquiez d'origine ardéchoise, amateur de course à pied et de spontanéité du discours, qui a découvert la politique en 2001, à la dernière époque du RPR dont le leader était Jacques Chirac : "Mon premier gros souvenir politique, c'est effectivement un meeting de Chirac, en 2002 à Marseille" confirme-t-il.

Crise sanitaire, majorité écologiste, élections régionales... Tour à tour, le premier des Ecullois a abordé sans détours les différents thèmes marquants de l'actualité politique.

Au sujet de la crise sanitaire et des gestes barrières, à l'occasion de l'annonce d'une manifestation à Lyon contre le port du masque et la mise en place d'un passeport sanitaire, il se positionne en médiateur modéré "je fais partie de ces politiques qui pensent que l'on a besoin de nuances. Tocqueville disait des Normands qu'ils étaient "violemment modérés", et moi j'ai envie de faire mienne cette maxime, car aujourd'hui on a besoin de convaincre, d'expliquer, et de faire preuve de pédagogie. Moi, en tant que maire, je dois rassembler. On voit bien qu'il y a beaucoup de divisions, que la société est fragmentée. cette manifestation le prouve."

Concernant la candidature de Laurent Wauquiez aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, Sébastien Michel a, sans surprise, apporté son total soutien à son ancien "patron" politique. Il en a profité pour se réjouir de l'unanime soutien de toute sa famille politique autour du président sortant, fustigeant au passage " les adversaires de Wauquiez qui sont gênés par la puissance de frappe, le rassemblement autour de sa candidature. De l'autre côté de l'échiquier politique, on a un peu plus de mal à s'entendre. Je ne sens pas un enthousiasme débordant du côté de la mairie de Lyon ou de la Métropole du grand Lyon pour porter la candidature de Fabienne Grébert" ajoute-t-il.

Sébastien Michel veut être un maire moderne et décomplexé, mais il reste ferme sur ses principes... de droite. Le thème de la sécurité n'est pas écarté: " L'époque est au réalisme, et on a besoin de solidité" explique-t-il. Il a rappelé que sa commune avait largement recours aux caméras de vidéo-surveillance, notamment grâce à une aide financière de la Région, et a lancé le recrutement de davantage de policiers municipaux.

Il a également souhaité apporter son point de vue sur la situation "de crise" de son parti les Républicains, après l'annonce d'une possible alliance dès le premier tour entre le président LR sortant de la région PACA Renaud Muselier avec Lrem. Se basant sur des études récentes, Sébastien Michel explique que, selon ses vérifications, "le pays n'a jamais été aussi à droite. La jeunesse n'a jamais été autant de droite. On peine à traduire électoralement parlant cette réalité sociologique... D'où le psychodrame en raison PACA. Je considère que la vocation qui est la nôtre, c'est de fixer un cap, défendre les convictions, et de rassembler. Ce que fait très bien Laurent Wauquiez. J'ai connu l'UMP qui comprenait à la fois Jean-Pierre Raffarin et Eric Ciotti. aujourd'hui, on est en train de se rétrécir. L'enjeu pour nous, les jeunes élus, (il cite d'autres maires quadra de l'agglomération...) c'est d'inventer collectivement le parti de demain".

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