Dans un communiqué de presse publié ce matin, Jean-Louis Touraine, président du Groupe d’études de l’Assemblée nationale sur la fin de vie et député du Rhône, condamne le récent tournant de l’affaire Vincent Lambert.

Voilà déjà plus de dix ans que l’accident de la route dont a été victime Vincent Lambert a eu lieu. Depuis, l’homme de 42 ans plongé dans un état de conscience minimal est la source de procès entre membres de sa famille et médecins pour savoir s’il faut cesser de l’alimenter et de l’hydrater.

La cessation a été décidée à déjà trois reprises par les médecins en charge du patient : en avril 2013, en septembre 2013, puis en 2018. Ce lundi, le médecin traitant a commencé l’arrêt de la nutrition, avant que la décision ne soit annulée le jour même par la Cour d’appel de Paris.

Le conflit oppose l’équipe médicale de Vincent Lambert, sa femme, son neveu et six de ses huit frères et soeurs, à ses parents et deux autres frères. Aujourd’hui, Jean-Louis Touraine a réagi dans un communiqué de presse : “L’affaire Vincent Lambert prouve que la loi et les réglementations sur les fins de vie sont insuffisantes, incomplètes, imprécises et qu’elles nécessitent des textes moins ambigus, plus courageux, respectant la volonté et les droits des malades.”

“Une loi prochaine devra corriger l’ensemble de ces manquements,” ajoute-t-il. “96% des Français l’appellent de leurs voeux.”