La Ville de Lyon vient d'annoncer une hausse importante de la taxe sur les résidences secondaires. Le Président de l'association Canol, Robert Cambet, s'inquiète face à cette décision qui pourrait ternir l'avenir.

Une forte hausse de la taxe d'habitation à Lyon sur les résidences secondaires dont l'association Canol n'est pas favorable. En effet, cette association "a pour vocation de suivre de près l'évolution des finances sans porter de jugement sur les choix politique." Malgré tout, la suite du mandat du nouveau maire de Lyon, Grégory Doucet, inquiète l'association. "À son arrivée, monsieur Doucet a trouvé à Lyon, un endettement plutôt modéré. À son départ, nous estimons qu'il va fortement augmenter, de 50 % environ, ce sont des signes avant-coureurs."

Dernièrement, le Conseil municipal a voté une hausse de la Taxe d'Habitation sur les résidences secondaires qui "va passer de 20 % à 60 %, soit une hausse de 200 %." Une décision prise seulement un an après son élection. "Ce qui nous dérange vraiment, c'est que quand une équipe arrive à la tête d'une collectivité, elle a tendance à augmenter les taxes." Mais le vrai problème qui découle de cette augmentation réside dans l'avenir. "L'actuelle majorité à Lyon ne pourra pas tenir jusqu'à la fin du mandat sans augmenter les taxes. On ressent un peu cette hausse comme un doigt dans l'engrenage, et d'ici un, deux ou trois ans, d'autres taxes pourraient prendre la même direction."

Une nouvelle mesure qui "doit permettre de libérer des logements", mais qui risque de ne pas fonctionner aussi bien que prévu. "On a déjà pu constater qu'à Paris, ce processus n'a pas vraiment marché et a libéré seulement que 5 % des résidences secondaires." Malgré les dissensions et leurs inquiétudes, l'association Canol "n'a pas souhaité communiquer par rapport à cette hausse auprès des élus."