Invité chez nos confrères de Sud Radio, le maire de Lyon se dit satisfait de sa politique. Un avis qui n’est pas partagé par tous.

Alors qu’il se prépare à entamer une tournée des candidats NUPES parisiens aux élections législatives, le maire EELV de Lyon a participé à la matinale de nos confrères de Sud Radio. Grégory Doucet en a profité pour exprimer sa vision de Lyon et la politique qu’il entreprend.

"A priori, les gens sont plutôt favorables à la politique que l'on mène. La ville de Lyon se porte très bien, elle est en train de se transformer, elle est entrée dans une transition écologique extrêmement ambitieuse. Tous ceux qui parlaient à l'époque du déclin, du chaos, eh bien la réalité les a démentis. (...) Quand on n'a pas d'idées, on essaie de faire peur.”

Grégory Doucet, maire de Lyon

Une politique loin de plaire à tout le monde 

Un bilan positif pour l’écologiste, même si certaines des décisions sur le paysage urbain lyonnais font polémique. C’est le cas pour les pistes cyclables, dites les “Voies lyonnaises”. Un projet pour desservir quasiment toutes les communes, et supprimer à long terme les voitures. 

A Tassin-la-Demi-Lune, dans l'Ouest lyonnais, ces voies n'ont pas la cote. Pourtant, la ville souhaite créer des pistes cyclables intra-muros, mais la Métropole leur a refusé. Pour le maire de Tassin, Pascal Charmot, "la Métropole méprise les petites communes, surtout celles de l'Ouest. Il n'y a aucun aménagement là-bas". La suppression des voies routières ne plaît pas non plus au maire : "Il y a aujourd'hui 47.000 voitures par jour à Tassin, contre 250 passages à vélo. C'est déjà très embouteillé. Si on enlève une voie pour une piste cyclable, ce sera pire. Tout ne peut pas se faire à vélo.”

Le maire de Tassin-la-Demi-Lune appelle la Métropole pour parler de ces voies car selon lui, "ce n'est pas en créant des pistes cyclables qu'on va lutter contre la pollution. Mais EELV croit toujours bien faire car ils pensent avoir toujours raison.”

Les pistes cyclables non genrées font elles aussi du bruit. Le Rassemblement de la droite, du centre et de la société civile à la Métropole de Lyon, avait fait part de son indignation dans un communiqué. 

"Quelle sera la suite ? Une distinction par l’âge ? Par la taille du mollet ? Par la couleur du vélo ? Bienvenue en absurdie ! Si faire parler de soi est atteint, agir concrètement pour les Grand Lyonnais est plus discutable.”

Rassemblement de la droite, du centre et de la société civile à la Métropole de Lyon

Grégory Doucet a de son côté pris la défense de la Métropole de Lyon concernant ce projet. 

"L'objectif, c'est de faire en sorte que nos voies cyclables soient accessibles à tout le monde, qu'elles soient inclusives. Le vélo aujourd'hui, c'est majoritairement une pratique masculine, à 60 %. Il y a des femmes qui n'osent pas franchir le pas pour des raisons diverses et variées. A nous de les étudier et de les comprendre pour lever tous les obstacles"

Grégory Doucet, maire de Lyon

Même si ces pistes cyclables semblent faire polémique, 75 % des habitants lyonnais souhaitent les garder.