Nordhal Lelandais mis en examen en 2017 pour le meurtre de la petite Maëlys va être jugé ce jeudi pour viol. En octobre dernier, la chambre de l'instruction de Grenoble avait réfuté cette hypothèse.

3 ans après le meurtre de la fillette de 8 ans, Maëlys,disparue lors d'un mariage à Pont-de-Beauvoisin (Isère), fin août 2017, la cours de cassation se penche ce jeudi sur le cas de Nordhal Lelandais, également mis en examen pour viol.

La chambre criminelle examine un pourvoi du parquet général de Grenoble contestant la décision de la chambre de l'instruction de ne pas reconnaître la qualification de viol dans ses chefs de poursuite.

Le 31 octobre 2019, la demande de mise en examen pour viol avait été refusée par la chambre de l'instruction, estimant ne pas avoir assez d’éléments. Cependant, le témoignage d'un voisin de cellule de l'accusée à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) pourrait bien faire pencher la balance. En effet, et selon ce témoignage, Nordhal Lelandais aurait confié "avoir violé l'enfant avant de le frapper à mort." L'ex-maître chien nie néanmoins ces propos et rejette toutes agression sexuelles. La famille de la victime attend toujours une requalification des faits en "viol" et en "assassinat".

L'avocat de l'accusé, Me Jakubowicz, conteste quant à lui, la présence au dossier du témoignage de l'ex-voisin de cellule, maintenu par la chambre de l'instruction de Grenoble.

Pour rappel, Nordhal Lelandais est aussi mis en examen pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer en avril 2017 en Savoie, mais aussi pour agression sexuelle sur trois de ses petites cousines et poursuivi pour détention d'images pornographiques et enregistrements d'images pornographiques de mineures de moins de 15 ans.