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La crise sanitaire a largement affecté le monde du mariage, poussant les futurs mariés à repousser encore et encore la date de leur engagement. Marion Puget est wedding planner et était, ce mercredi sept avril, l’invitée du Grand Direct. Elle fait le bilan sur les mariages dans la région et nous éclaire sur les perspectives futures.

Pour Marion Puget, le monde du mariage a largement pâti, suite aux restrictions imposées par le gouvernement, en pleine crise sanitaire. « On a fait une saison blanche en 2020 et on n’a pas de perspective sur la saison 2021. »

L’année dernière, cette wedding planner lyonnaise, travaillant pour la société Mon Joli Jour, devait organiser vingt-cinq mariages. Au final, seulement sept d’entre eux se sont tenus. Cette année est, malgré tout, extrêmement chargée : « 2021 est bien remplie, j’en suis à une trentaine de mariages, qui ont été reportés en 2020. Mais ils commencent tous à se décaler ou à s’annuler les uns après les autres. »

Marion a l’impression que les prestataires et les mariés sont « les oubliés de cette crise ». Une chose très étonnante pour elle sachant que le monde du mariage fait vivre « à peu près 55 000 entreprises ». Elle déplore également le manque de perspective, qui pèse sur le moral des organisateurs de mariage, ayant l’habitude de se projeter jusqu’à deux années à l’avance. D’après elle, « certains prestataires ont fermé, et les autres sont en train de baisser les bras ».

Une nouvelle manière de se marier

Du côté des mariés, Marion Puget explique que cette situation est très difficile pour eux. « Un événement heureux pour eux est en train de devenir une contrainte et ils n’ont plus envie que d’une chose, c’est que ce soit passé. »

Niveau budget, aucune baisse notoire n’est à déplorer. L’organisatrice de mariage raconte d’ailleurs que bien que le nombre d’invités baisse, le budget de départ « se retrouve affecté à d’autres endroits et les mariés vont ajouter des extras auxquels ils n’avaient pas pensé ou qu’ils n’avaient pas envisagé avant ».

La wedding planner a d’ailleurs mis en place de nouvelle règles, pour faciliter le déroulement de ce jour si particulier. « On contrôle bien que tous les invités aient des tests négatifs. » En plus de cela, elle propose, lorsque les beaux jours reviendront, des réceptions en extérieur, avec moins de personnes attablées et des tables plus espacées. Grâce à cette organisation, qu’il n’y « a pas eu de cluster derrière », mais uniquement « des cas isolés ».