La crise sanitaire n'a épargné aucun secteur d'activité et les conséquences seront à priori visibles pendant plusieurs années. A la fin de cette année 2020, Yann Leurss, Responsable des études à l’INSEE en Auvergne Rhône-Alpes dressait ce matin un bilan d'une année unique pour le marché de l'emploi dans le Grand Direct.

L'année 2020 avait pourtant bien commencée. Le territoire franco-valdo-genevois (territoire frontalier comprenant l'Ain, la Haute-Savoie, le canton de Genève et le canton de Vaud) semblait poursuivre sa dynamique. Mais la crise sanitaire que nous connaissons a entrainé une crise de l'emploi importante, surtout côté français selon Yann Leurss : "A cause la crise, sur toute la première moitié de 2020, le nombre de demandeurs d’emploi a explosé, surtout côté français. On n’est pas revenu au niveau d’avant crise. Nous avons 40 000 chômeurs de catégorie de plus que par rapport au début de l’année. Dans la zone frontalière (ndlr, Ain et Haute Savoie), c’est plus accru."

Si la crise a été un frein pour les entreprises, c'est avant tout les emplois intérimaires qui ont été touchés. Premiers sacrifiés lors des liquidations, ils ont également été les premiers à remonter lors de la reprise des activités. Yann Leurss souligne également une baisse importante dans le secteur tertiaire avec les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie les plus impactés. Celui-ci souligne également l'importance des activités partielles : "Les activités partielles ont permis de limiter l’impact de la crise : les entreprises ont pu mettre jusqu’à 30% de leurs salariés en activité partielle. Cela a joué un rôle d’amortisseur très important."

Malgré une année donc difficile pour le marché de l'emploi, la création d'entreprises reste cependantimportante dans la région (10 000 entreprises par mois dans la région) mais ces dernières sont majoritairement des entreprises individuelles selon Yann Leurss.

Retrouvez l'interview de Yann Leurss en intégralité dans le podcast ci-dessous :