Plus que quelques jours avant le deuxième tour des élections municipales à Lyon qui aura lieu le dimanche 28 juin. Les candidats enchaînent les meetings, les interviews et les rencontres ... Ici, Yann Cucherat nous parle de son programme politique et des principaux axes d'améliorations pour la ville de Lyon.

Que retenez-vous de votre carrière de sportif ?

J'ai eu la chance d'avoir un parcours riche d'expériences. Mon expérience en tant que sportif m'a inculqué de nombreuses valeurs. Tout d'abord, pour atteindre des objectifs forts, j'ai pu apprendre qu'il était important d'acquérir une certaine rigueur. On m'a également inculqué qu'on ne faisait jamais rien tout seul, par exemple en gymnastique on a besoin d'un entraîneur ou du regard d'un juge, et je crois que c'est aussi une qualité importante quand on est un homme politique de savoir bien s'entourer pour atteindre des objectifs très forts.

Qu'est-ce qui vous distingue selon vous des autres candidats ?

Sûrement mon parcours atypique, mais aussi mon parcours de Lyonnais en tant que citoyen. J'ai une vraie histoire avec cette ville puisque je suis né ici, j'ai grandi ici et évolué à la fois en tant que sportif mais aussi en tant qu'homme politique.

Pourquoi s'être lancé dans la politique ?

Le déclic a été ma fin de carrière en tant que gymnaste. Cette rencontre avec Gérard Colomb, l'actuel maire de la ville de Lyon m'a donné l'occasion de m’engager publiquement sur des thématiques qui m'étaient chères comme le sport, la culture ou encore l’événementiel.

Que comptez-vous faire pour la ville en matière de sport et de culture ?

Beaucoup de choses : c'est difficile d'être synthétique sur ces deux dimensions qui sont des plans importants du territoire. Le sport comme la culture ont façonné cette ville. En effet, aujourd'hui, si on s'installe à Lyon c'est parce qu'on a la possibilité de se divertir à travers des structures culturelles massives comme l'opéra, la maison de la Danse ou encore le théâtre des Célestins, mais aussi toutes les associations ou petites structures qui participent à la dynamique de la ville et la rendent très attractive.

Nous avons mis en place des mesures très fortes pour les accompagner et les aider à faire face à la crise du coronavirus notamment un fond de soutien de 5 millions d'euros.

Sur le plan sportif, nous avons la chance d'avoir deux des plus grosses locomotives avec des grands clubs professionnels tels que l'Olympique Lyonnais ou l'ASVEL. Ces acteurs majeurs donnent envie aux plus jeunes de faire du sport et de s'identifier aux grands champions. On a également un tissu associatif de qualité, qu'il va falloir accompagner, et dans le contexte que nous connaissons, je ne cesserai jamais de trouver d'autres leviers pour accompagner les milliers de bénévoles investis au quotidien pour les lyonnais et lyonnaises.

Que comptez-vous faire pour renforcer la sécurité de la ville ?

La ville de Lyon rencontre de plus en plus des incivilités et des violences qui n'ont pas leur place. Il était donc important pour nous d'apporter des solutions concrètes en faisant en sorte que la police municipale soit opérationnelle 24h/24h. Nous souhaitons installer une police de proximité, qui, au lieu de terminer son service à 20 heures, le terminera à à l'heure ou la nuit tombe et où les incivilités sont plus grandes. Nous souhaitons également mettre en place des brigades nocturnes qui au lieu de s’arrêter à 2h30 en pleine nuit , puissent prolonger leurs activités jusqu'à 6 heures du matin.

On développera également un système de vidéo-protection afin de faire en sorte que les personnes qui commettent des infractions puissent être retrouvées. Je repense à la bombe qui avait explosé rue Victor Hugo, mais je pourrais citer également l'agression au couteau place Valmy où la vidéo-protection avait permis d’identifier l'auteur de ces actes.

En tant que maire, j'irai encore plus loin : j'ai envie de développer la vidéo-verbalisation qui permet de lutter contre les incivilités routières. A côté de ça, on ne se positionne pas que dans la répression, on est aussi dans la prévention, dans la médiation, donc il va falloir éduquer nos enfants.

Une question concernant l'attractivité de la ville, qu'est-ce que le label "fabriqué à Lyon" que vous souhaitez mettre en place ?

Le label "fabriqué à Lyon" existe déjà aujourd'hui, il a été porté par la majorité actuelle, mais c'est un projet qui doit se développer. En effet, comme nous avons pu le voir lors de cette crise sanitaire, être en phase avec son territoire, être en phase avec les enjeux environnementaux, décartonner au maximum la ville de Lyon est un axe majeur de réflexion. Il est important de trouver des solutions pour y remédier et je à Lyon nous avons un tissu économique, des commerçants , des artisans de grande qualité et il est important de valoriser ce savoir-faire. Avoir un label "fabriqué à Lyon" qui favorise cette qualité de travail est essentiel.

Nous allons également développer une application "fab à Lyon" qui permettra de favoriser le circuit court. C'est un peu le "A ma zone" local qui permettrait de manière vertueuse d'accompagner à la fois le savoir-faire local, mais aussi répondre à un service que les Lyonnais et Lyonnaises utilisent au quotidien.

Que comptez-vous faire pour l'écologie ?

Il est important de faire en sorte que notre ville soit de plus en plus dé bitumée, végétalisée. On a pour volonté d'investir 50 millions d'euros pour créer 30 km de voies végétalisées à travers la ville qui vont pouvoir relier les parcs entres eux.

Il faut également répondre à ces enjeux climatiques en essayant de planter dès qu'il sera possible des arbres. Il faut travailler autour de l’urbanisme lyonnais pour pouvoir mieux y vivre.