Le 26 février dernier, l'OL recevait la Juventus Turin au Groupama Stadium de Décines, en 8e de finale aller de la Ligue des champions.

Ce jour là, près de 3 000 supporters turinois s'étaient déplacés dans le Rhône, à un moment où une partie de l'Italie, dont la Lombardie, était déjà particulièrement touchée par le Coronavirus. Les maires de Décines et Meyzieu voulaient d'ailleurs interdire le déplacement des Italiens "au nom du principe de précaution". En vain.

Sur le site de la fédération des médecins de France, le docteur lyonnais Marcel Garrigou-Garndchamp pointe du doigt cette rencontre qui pourrait être le point de départ de la contamination dans le département du Rhône.

Capture d'écran site Fédération des Médecins de France

L'ARS dément

"Ceux qui défendaient le maintien du match, avec la venue de 3 000 Tifosi à Lyon argumentaient en précisant que « Turin n’est pas la Lombardie » ce qui est une ânerie pour ceux qui s’intéressent au foot, le club de Turin drainant des supporters dans toute l’Italie voire même au-delà ! Exactement deux semaines plus tard (le 12 mars), on assistait à une "explosion" des cas de Covid-19 sur le Rhône", indique-t-il.

Un raisonnement démenti par l'Agence Régionale de Santé. “Dans les 14 jours qui ont suivi le match du 26 février (soit du 26 février au 11 mars), les investigations menées individuellement pour chaque cas de Covid-19 confirmé biologiquement n’ont pas mis en évidence de cas en lien avec le match”, avait expliqué l'ARS à nos confrères du Parisien.