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L'Assemblée nationale a finalement adopté le pass sanitaire. Ce mercredi 12 juin, dans le Grand Direct, on fait le point avec Alain Monteux, président de Tunstall France, sur l'arrivée de ce pass sanitaire.

D’abord rejeté, le pass sanitaire a finalement été adopté par l’Assemblée nationale, ce mardi soir. Il encadrera l'accès aux événements culturels et sportifs de plus de 1 000 personnes, ainsi que les voyages en Europe.

Pour Alain Monteux, président de Tunstall France, un expert de la santé connectée, l’avantage de ce pass, « c’est de s’informer mutuellement qu’on est vacciné et donc protégé ». Il ajoute qu’il permettra d’avoir « accès à certains lieux et certains déplacements, de façon sécurisée, en se protégeant et en protégeant les autres ». Pour lui, c’est un « sésame vers plus de liberté ».

Malgré tout, d’après Alain Monteux, ce pass sanitaire soulève deux problèmes éthiques. Le premier étant qu’il y a quelques jours, « tout le monde n’avait pas accès à la vaccination », créant une inégalité entre ceux qui pouvaient ou non se faire vacciner. Ce problème est désormais écarté puisque la vaccination est ouverte à tous.

L’autre problème concerne celui de l’obtention du pass sanitaire. Car, pour en bénéficier, il faut être vacciné. Le président de Tunstall France explique que « c’est une manière détournée de rendre la vaccination obligatoire ». Il rappelle néanmoins que « c’est la solution pour garantir une protection collective ». Et ça les Français l’ont bien compris puisque 64 % d’entre eux souhaitent désormais se faire vacciner, contre moins de la moitié auparavant.

Concernant la vaccination, Alain Monteux explique qu’on se trouve dans « une course contre la montre ». Le but étant d’atteindre « l’immunité collective avant qu’il n’y ait trop de variants et des formes du virus qui soient plus dures ».