L'Auditorium de Lyon a accueilli ce dimanche soir près de 2 000 spectateurs venus rendre hommage à Bertrand Tavernier.

Cette cérémonie a été conçue comme une messe laïque venant célébrer celui qui fut Président de l'Institut Lumière depuis sa création en 1982. Le temps d'une soirée, le public a pu retourner sur les traces du cinéma de cet artiste lyonnais qui, en plus d'être passionné par sa ville, affirmait avant tout aimer le cinéma et s'y dévouer corps et âme.

L'enjeu a été de montrer que ce grand homme est profondément présent et le restera comme l'a souligné Irène Jacob, qui a pris sa succession à la présidence de l'Institut. Ainsi, une multitude de montage vidéo l'ont fait revivre à travers ses interventions orales et ses films.

Ce parcours dans la carrière du regretté artiste s'est aussi fait en musique, au rythme des notes qui ont résonnées dans son art. Ceci grâce à la présence de Philippe Sarde, Jeanne Cherhal, Didier Martel, le Trio Henri Texier, ou encore de Lamber Wilson qui a interprété "Il n'y a pas d'amour heureux" le célèbre poème de Louis Aragon mis en musique par Georges Brassens.

Nombreux sont ceux qui sont venus honorer la mémoire de ce grand nom du septième art. Parmi les invités, étaient présents Philippe Le Guay, Mélanie Thierry, Rossy de Palma, Raphaël Personnaz, Mimie Mathy, Gérard Jugnot, Marina Vlady, Grégoire Leprince-Ringuet ou encore François Cluzet.

Au travers de discours, certains d'entre eux ont témoigné de leur expérience aux côtés du réalisateur décédé en mars dernier. De son rôle important dans le début de carrière d'acteurs devenus grands aujourd'hui à son engagement pour le cinéma du patrimoine, c'est son humanité qui a été mise en lumière.

Une cérémonie qui a ému aux larmes une salle comble par le souvenir de ce grand défenseur du patrimoine cinématographique.