L’analyse complète de la qualité de l’air dans la région Auvergne-Rhône-Alpes pour l’année 2018 a récemment été publiée par Atmo. Un bilan plutôt positif, avec des moyennes en-deçà des seuils obligatoires et une baisse des valeurs sur la plupart des polluants, et qui doit encourager à continuer les efforts de diminution de la pollution.

2018 est la première année durant laquelle la moyenne sur l’ensemble des sites trafic de la région respecte la valeur limite annuelle de pollution. Mais si ces seuils sont respectés, ils sont encore loin de ceux préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en particulier pour l’ozone et le dioxyde d’azote. Le dioxyde d’azote marque la baisse la plus faible des polluants observés ; l’ozone, quant à lui, est en hausse régulière depuis deux ans. 2,6 millions d’habitants de la région y seraient trop exposés, dont 75 000 dans le Rhône. En tout, l’année 2018 a compté 30 journées de vigilance pour la pollution de l’air dans la région, surtout dans le bassin lyonnais Nord-Isère.

La région Auvergne-Rhône-Alpes suit 13 polluants réglementés en continu, mais le problème des polluants émergents ou non-réglementés s’impose (particules Ultrafines, pesticides…). En 2018, l’Agence nationale de sécurité sanitaire a recommandé d’en surveiller 13 supplémentaires.

Le Rhône et surtout l’agglomération lyonnaise sont les territoires les plus pollués de la région. Les vents nord-sud et sud-nord parfois intenses qui les balaient dispersent en effet les polluants ou importent des masses d’air polluées d’ailleurs (l’ozone en été ; les poussières en hiver et au printemps). Atmo encourage à redoubler d’effort dans les années à venir afin de mieux contrôler les émissions de polluants et d’atteindre pour chacun d’entre eux les valeurs préconisées par l’OMS.