Crédit photo : Bastien Doudaine

Ce week-end, Alternatiba ANV Rhône et la Confédération paysanne ont lancé une action symbolique contre Amazon, par rapport à son alliance avec Naturalia. Ce lundi, Charles Lacombe, militant écologiste, s'exprime sur cette protestation et nous explique en quoi Amazon met des emplois et des producteurs en danger.

Samedi dernier, plusieurs militants écologistes d’Alternatiba ANV Rhône et de la Confédération paysanne ont protesté devant l’enseigne de Naturalia, à Lyon. Ils étaient une vingtaine à participer à cette action symbolique, contestant l’alliance entre l’enseigne d’alimentation et le géant américain de la livraison.

Pour l’occasion, trois comédiens ont effectué « une petite scénette », devant le magasin, en inaugurant symboliquement le partenariat, en coupant un ruban et en récitant des discours. Lorsque les militants ont bien capté l’attention des passants, ils ont collé des affiches sur la devanture du magasin.

À travers cette action symbolique, Charles de Lacombe, militant écologiste d’Alternatiba ANV Rhône, veut montrer « l’hypocrisie de Naturalia », qui dit « s’engager pour un monde meilleur ». Car d’après lui, Amazon « a des impacts sociaux et environnementaux assez déplorables avec notamment, la suppression de 80 000 emplois, ces dernières années, en France ».

Un combat contre le géant américain Amazon

Pour ce militant écologiste, « si Amazon créé des emplois à un endroit, elle en détruit à d’autres ». Charles dénonce également le modèle d’Amazon, qui entraine « la destruction de produits invendus et la surproduction ».

Il ne veut donc surtout pas qu’Amazon « s’immisce dans l’alimentation » pour protéger les petits producteurs locaux.  Charles de Lacombe explique que « bien que le modèle d’Amazon soit extrêmement pratique, il va totalement à l’encontre de ce qu’il faudrait avoir comme modèle d’alimentation ». Ce militant écologiste préfèrerait que l’on se tourne vers une « relocalisation ». Et pour cela, d’après Charles, il faut « recréer du lien entre producteurs et consommateurs, et mettre plus en avant l’alimentation de saison ».

Il explique que les agriculteurs sont « les garants de notre autonomie alimentaire ». Et pour préserver cette dernière, il veut, par exemple, « faire des partenariats pour intégrer les producteurs du coin dans la restauration scolaire ».

Pour le militant d’Alternatiba ANV Rhône, la bataille contre Amazon n’est pas finie. Il compte se mobiliser, aux côtés de plusieurs associations, comme Greenpeace Lyon, contre un projet d’entrepôt de 160 000 m² d’Amazon, près de l’aéroport Saint-Exupéry.