La Parole Libérée veut désormais travailler au-delà du problème de la pédophilie dans l’Eglise. Après la sortie du film “Grâce à Dieu” de François Ozon, qui relate la fondation de l’association, le nouveau projet de celle-ci se veut à l’échelle nationale.

Le coup d’envoi est prévu pour 2020. L’association, fondée en 2015 par d’anciens scouts victimes des abus de Bernard Preynat, espère relever plus d’1 million d’euros pour salarier 10 personnes sur cinq ans. Elle aurait déjà recueilli plus de mille témoignages en trois ans et souhaite se vouer à une mission d’utilité publique : une prise en charge nationale des victimes d’abus sexuels.

Un accompagnement thérapeutique qui se ferait auprès de juristes et de psychiatres et permettrait au passage un recensement statistiques des victimes en France, à travers 13 antennes prévues dans tout le pays. Il s’agit pour La Parole Libérée de mesurer de façon plus objective le nombre de victimes d’abus sexuels en France, puisque nombre d’entre elles ne se manifestent jamais auprès de la justice. Un projet ambitieux et coûteux.

Le procès du père Preynat, quant à lui, est de nouveau en stagnation. L’avocat du prêtre a plaidé hier devant la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lyon et demandé un complément d’expertise psychiatrique : Bernard Preynat affirme avoir été victime d’agressions sexuelles dans son enfance. La décision de la chambre d’instruction à ce sujet sera rendue le 28 mai.