Le confinement doit permettre à la population de ne pas augmenter le risque de contamination du Covid-19. C’est également faire en sorte que les services d’urgence ne soient pas engorgés par la propagation de l’épidémie

Le Coronavirus est une épidémie qui continue à progresser et qui a poussé l’Etat à envoyer l’armée en renfort dans certaines régions de la France comme à Mulhouse. Selon France 2 lors du journal télévisé de 20 heures, « Les militaires ont évacué 6 patients vers Toulon et ils installent un hôpital de campagne pour faire de nouveaux lits aux malades ».

En effet, l’armée est rentrée en action dans l’Est de la France. Les militaires Français ont évacué six premiers patients de l’hôpital de Mulhouse. Cette clinique est déjà débordée par l’épidémie. Ces souffrants ont été transportés vers Toulon. L’armée va également déployer un hôpital de campagne à Mulhouse pour offrir des lits supplémentaires.

L’armée au secours de l’hôpital

Pour la première fois, un Airbus A 330 de l’armée de l’air évacue des patients infectés par le Coronavirus. En début d’après-midi du mercredi 18 mars, six malades de tous âges sont transférés dans cet avion sanitaire. Quatre personnes étaient soignées dans l’hôpital de la ville et deux à Colmar. Ces dernières sont lourdement médicalisées. Un état de santé qui nécessite d’infinie précaution. A savoir que cet Airbus A 330 de l’armée permet en temps normal l’évacuation de blessés de guerre qui ont besoin de réanimation. C’est une grande première, car c’est la première fois qu’il est utilisé en France pour des patients civils. Les malades sont désormais pris en charge par le service de santé des armées, direction les hôpitaux militaires de Toulon et de Marseille. Des soldats viennent en renfort des soignants, car les hôpitaux du Grand Est sont saturés. Cela fait déjà deux semaines que Mulhouse est en première ligne.

Un bilan lourd

Le bilan en France est de 264 morts et 9134 cas dont 89 morts de plus en 24 heures. C’est un record. 3626 personnes sont hospitalisées et la tension monte dans tous les hôpitaux de France. Les médecins vont devoir faire des choix difficiles, privilégier les patients qui ont le plus de chance de guérison.

A ce propos Jean-François Delfraissy, immunologiste et président du Conseil scientifique intervient sur France 2 pour répondre aux questions de la journaliste Anne-Sophie Lapix. Rappelons qu’il donne ses avis au président Emmanuel Macron.

Face à un questionnement lié à cette situation extraordinaire, est-ce que les hôpitaux doivent se préparer à faire des choix face à un afflux considérable de malade ? Ce dernier répond justement que l’on «va essayer d’éviter que les hôpitaux aient à faire ses choix. C’est la raison pour laquelle le confinement est vraiment quelque chose d’absolument essentiel pour éviter que la contamination se poursuive ».

Aujourd’hui, la moitié des personnes hospitalisées en réanimation ont moins de 60 ans, mais est-ce une surprise ? Jean-François Delfraissy répond que « c’est nouveau mais néanmoins, il y avait quand même des données en Chine qui suggéraient déjà ses données. Après quand on regarde les personnes qui sont en réanimation avec une forme grave inférieure à 60 ans, elles ont souvent elle-même déjà des facteurs de risques ».

Enfin, la période de confinement peut aller au-delà de 15 jours comme le souligne le président du Conseil scientifique du Covid-19. « Oui, je pense que cela ira au-delà de 15 jours, car la période de confinement de 15 jours ne sera pas suffisante. Nous allons utiliser et en particulier l’utilisation de tests majeurs et de tests massifs pour pouvoir repérer les personnes qui sont infectées, éviter les contacts et pourquoi pas à ce moment-là utiliser une drogue pour éviter la transmission du virus ».

Quelques petits rappels qui sauvent des vies

Si je continue à sortir et me déplacer comme si de rien n’était, je participe activement à aggraver le problème à l’échelle de la société.

Ainsi, les mesures de restriction ralentissent la propagation de la maladie et réduisent la charge sur les hôpitaux. Ces mesures de restrictions comprennent le lavage des mains, télétravail, limitation des rassemblements et des déplacements.

C’est vrai qu’il n’est pas simple de rester chez soi, mais lire, écouter de la musique et se détendre sont des activités qui participent au bien-être de soi et de l’autre.