Jean-Philippe Grouthier, directeur Auvergne-Rhône-Alpes de l’Insee, et Annelise Robert, responsable conjoncture au sein du service étude et diffusion de l’Insee, présentaient ce matin la conjoncture économique de la région Auvergne-Rhône-Alpes au dernier trimestre 2018.

“L’emploi salarié a le vent en poupe” : c’était le titre de cette conférence de presse, et c’est ce que les données régionales indiquent sur presque tous les secteurs d’activité. A l’aube d’un Brexit dont les conséquences devraient rester limitées dans la région, le développement de l’emploi salarié reste au-dessus des moyennes nationales.

Une accélération régionale à 0,4%, contrairement à une moyenne nationale de 0,2% ; trois départements moteurs (le Rhône, la Haute-Savoie et la Savoie) ; un secteur tertiaire seul dans le repli sur le trimestre avec une perte de 1 200 salariés (toujours en-dessous des moyennes nationales). Le chômage, quant à lui, est passé sous la barre des 10% dans tous les départements. La Drôme est en tête avec un taux de chômage de 5,2%, et l’Ardèche offre le taux le plus élevé à 9,8%.

La région Auvergne-Rhône-Alpes est plus dynamique dans quasiment tous les secteurs que les moyennes nationales. Si les emplois intérimaires sont en diminution (sauf dans le Rhône), Jean-Philippe Grouthier invite à interpréter les chiffres en fonction de l’augmentation des emplois permanents. Le bilan reste plutôt positif, bien que l’on puisse observer une métropolisation des emplois autour de Lyon sur toute l’année 2018.